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Bonne nouvelle, les taux d’intérêt refluent à nouveau. De quoi inciter à faire racheter son emprunt, même s’il a été souscrit depuis moins de trois ans.

C’en est – déjà – fini de la remontée des taux enclenchée début 2017 . En mai , leur pente légèrement descendante leur a même permis d’atteindre , selon le courtier Vousfinancer, 1,55% en moyenne sur vingt ans, un niveau proche du plancher de novembre 2016, à 1,40%. Explication de ce recul inattendu : alors que le marché immobilier ralentit, la plupart des banques sont en retard sur leurs objectifs. Pour se rattraper, elles devraient donc continuer à se livrer une féroce guerre commerciale. D’autant qu’un établissement, qui avait un temps jeté l’éponge, a annoncé son retour dans le jeu : l’ex-Barclays, devenu Milleis Banque, devrait s’employer à casser les prix pour les bons profils.

Combien est-il possible d’économiser ?

Même si votre crédit a été souscrit (ou une première fois renégocié) en 2015 ou début 2016, époque où les taux plongeaient déjà, vous avez intérêt à le faire racheter. Exemple avec un prêt de 300.000 euros sur vingt-cinq ans, facturé à 2,6% en janvier 2016 : passer aux conditions actuelles permet d’espérer jusqu’à 37.000 euros d’économie. Et encore, hors délégation d’assurance. Attention, il faudra alors probablement changer de banque, car votre conseiller ne consentira, au mieux, que 0,4 à 0,6 point de ristourne.

Pour que l’opération vaille le coup, sachez aussi que la différence entre taux doit être au moins de 0,70 à 1%, pour un capital restant dû d’au minimum 70 000 euros. Et que mieux vaut s’y prendre dans le premier tiers du crédit, tant que la majorité des intérêts n’a pas été payée. Pour cet emprunt, privilégiez l’option consistant à garder une même mensualité, et donc à raccourcir la durée de remboursement. C’est la plus rentable : dans le cas de notre prêt de 300.000 euros souscrit en janvier 2016 , le gain atteindra 37.000 euros. Contre 25.000 euros pour l’option consistant à garder le même nombre d’échéances et à raboter la mensualité due.

Que se passe-t-il au bout d’un an ?

La majorité des crédits octroyés à ce jour étant libellés à taux fixe, aucune mauvaise surprise à attendre sur le montant des mensualités. C’est plusieurs années plus tard, à l’heure de changer de résidence, qu’un problème risque de se poser : la banque exigera alors des indemnités de remboursement anticipé (les IRA), en général égales à six mois d’intérêts. Voilà pourquoi mieux vaudra, au moment de signer, tenter d’en négocier la suppression.