Le marché de l’immobilier va-t-il résister à la crise ?

AccueilActualitésNon classéLe marché de l’immobilier va-t-il résister à la crise ?

Avant le confinement, vendre un logement bien situé ne posait aucun problème. La demande dépassait souvent l’offre, notamment dans les grandes villes et les prix restaient élevés. Et après la crise ?

Le printemps, période traditionnellement propice pour l’immobilier, était attendu par les professionnels. Les mois de janvier et de février étaient marqués par une hausse des prix et le début du mois de mars confirmait la tendance : les prix de l’immobilier avaient grimpé de 0.2% dans les grandes villes depuis le 1er janvier, et même de 0.5% à Paris. L’épidémie a mis un terme à cette embellie. Avec un record de transactions – plus d’un million – 2019 reste dans les annales et les experts s’attendent à une chute d’au moins 200 000 ventes pour 2020. Cette chute pourrait aussi s’expliquer par le comportement des banques qui vont être plus prudentes et, surtout, se pencheront prioritairement sur les demandes des entreprises.

2 scénarios se dégagent :

Le constat général va vers une baisse généralisée des prix de l’immobilier, sur tout le territoire, mais les grandes métropoles seront sans doute un peu plus épargnées.

Un premier scénario, plus sombre, peut se profiler à long terme, avec une économie française très impactée. De nouvelles mesures de confinement après une réapparition du virus en automne mettraient de nouveaux pans de l’économie dans de graves difficultés et la perspective d’une reprise s’éloignerait. Les mesures annoncées seraient donc insuffisantes, la paralysie du pays toucherait également nos administrations et, malgré les efforts de la Banque Centrale, nous pourrions nous retrouver dans une situation similaire à celle de 2008 avec une crise des liquidités et donc, une impossibilité pour les banques de financer l’immobilier.

Cependant, un scénario plus optimiste l’emporte à ce jour. Dans l’hypothèse d’une épidémie maitrisée avant l’été et donc d’une sortie de crise rapide, tout laisse à penser que le marché de l’immobilier pourrait repartir sans trop de remous en septembre. Par ailleurs, les mesures prises par le Gouvernement et par la Banque Centrale porteraient alors pleinement leurs fruits.