Immobilier : les 2 scénarios post coronavirus

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Comment va reprendre l’activité immobilière après le confinement ? Deux scénarios se dessinent et ils dépendent principalement de la durée de l’épidémie.

Après 5 ans de hausse constante des volumes, tant dans les transactions que dans la vente de neuf, le marché de la pierre est à l’arrêt total depuis la mise en place des mesures de confinement. Les spécialistes avancent humblement des hypothèses de sortie de crise.

Le scénario optimiste

Dans l’optique d’une épidémie maitrisée avant l’été et d’une sortie de crise rapide, le marché immobilier pourrait repartir sans trop de heurts à condition que les Pouvoirs Publics et la Banque Centrale prennent des mesures efficaces, ce que personne ne met en doute. La reprise se ferait alors ressentir dès la fin de l’année avec la remise en route des projets mis entre parenthèse au printemps.

Contrairement à la dernière crise, les banques sont en bonne santé et le Gouvernement prend diverses mesures pour limiter la perte de revenus des ménages français.

Le scénario catastrophe

Si le confinement venait à se prolonger, il pourrait entrainer de nombreux dépôts de bilan et donc, une augmentation du nombre de personnes sans emploi. L’investissement dans l’immobilier ne serait donc plus une priorité.

Dans ce cas, les mesures prises seraient insuffisantes face à une récession attendue. La hantise d’une crise identique à celle de 2008 se profilerait alors avec des banques incapables de financer l’économie réelle et donc le marché de l’immobilier. Le repli de ce dernier durerait alors plusieurs années.

Les leçons des crises précédentes

En 2000-2002 et 2007-2009, les prix de l’immobilier avaient chuté de façon importante parce les prix avaient beaucoup augmenté avant ces crises. Ces dernières années, l’augmentation a été plus progressive donc la chute des prix sera moins importante.

Enfin, ces crises étaient des crises de taux d’intérêts, donc avec un fort impact sur l’immobilier, ce qui n’est pas le cas de la crise actuelle, la preuve par la relative stabilité des taux à l’heure actuelle.